Un peu de compassion

Compassion

Le stress au travail, les nuits incomplètes, un enfant malade, les tensions familiales,… insidieusement, les petites difficultés de la vie deviennent difficiles à gérer.

Alors bien sûr, vous vous secouez, vous vous dites que  vous n’avez pas perdu de proche, que vous ne connaissez pas la guerre, la famine, que les vôtres ne sont que des problèmes de luxe.

Mais, quand même, vous angoissez. Et puis vous culpabilisez d’angoisser. Vous vous tournez vers les autres, mais vous ne parvenez pas à exprimer votre mal-être, en tout cas pas comme vous le souhaiteriez, pas de manière à ce qu’ils vous comprennent. Vous dites les choses avec trop de détachement, ou trop d’énervement. Vos échanges relationnels vous frustrent, vous vous impatientez, vous vous fermez.

solitude

Vous avez le sentiment d’être trop concentrée sur vous-même, vous détestez ce vous larmoyant et insatisfait. A nouveau, vous culpabilisez.

Vous voudriez être épaulée, mais êtes incapable de le demander, vous souhaiteriez qu’on vous devine, un élan de solidarité désintéressée. Mais vous craignez les retours de manivelle, les dettes insoupçonnées. La rancoeur perce. Le coeur se replie.

Et puis une personne presque inconnue vous dit “Madame, prenez soin de vous”.
Ce n’est pas son rôle, elle n’est pas votre amie, et pourtant elle vous a sentie. Elle a perçu votre douleur et trouvé ces quelques mots qui vous font éclater en sanglots.
Oh, elle ne vous a pas prise dans ses bras, elle ne vous a pas embrassée, vous ne vous connaissez pas et puis vous n’êtes pas là pour ça.
Mais dans son regard, cette lueur, cette douceur à laquelle vous aspiriez depuis si longtemps sans le savoir.
Un peu de compassion.

compassion - fleurs roses

interligne

Et si nous la cherchions en nous-même de temps en temps au lieu de nous focaliser sur notre incapacité à gérer nos soucis ou celle de notre entourage à déceler notre malaise ?

Sans glisser dans la complaisance et l’apitoiement, un peu de bienveillance envers nous-mêmes peut peut-être nous aider à mieux accepter nos échecs, nos difficultés et à les affronter.

Je n’ai bien entendu rien inventé… Kristin Neff, une psychologue américaine, a concentré ses études sur le concept de l’autocompassion, qu’elle décrit sur son site et approfondit dans son livre « S’aimer. Comment se réconcilier avec soi-même. » (tout un programme).
Elle conseille elle-même la lecture de « L’autocompassion. Une méthode pour se libérer des pensées et des émotions qui nous font du mal » de Christopher K. Germer.

Voilà pour nos longues soirées d’hiver!

Take care. xx

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