Du temps pour soi… avec un nouveau né?

 Le thème #Belgomums du mois de février (oui, je sais je suis à la bourre mais j’ai une bonne excuse), c’est le temps pour soi.

Ironique, à la rentrée de la maternité.

Ironique, parce que l’arrivée d’un enfant, c’est bien souvent la découverte de l’importance du temps qu’on s’accorde, dont nous n’avions pas pleinement conscience auparavant (you don’t know what you’ve got till it’s gone).

A la naissance d’Emma, traumatisée par la césarienne, les difficultés de l’allaitement et ses terribles pleurs inexpliqués (pas froid, pas faim, pas sale, mais quoi quoi quoi qu’est-ce qu’elle aaaaaaa?), j’étais stressée, angoissée.
Les premiers mois j’ai eu l’impression de vivre un cauchemar dont je ne voyais pas le bout : d’un côté je me sentais vampirisée, de l’autre je ne parvenais pas à m’éloigner. Ma vie d’avant, l’insouciance, le sport, les sorties,… était-ce bien fini?

Il m’a fallu un an et un burn out avorté pour réaliser qu’être maman ne signifiait pas qu’il fallait cesser de prendre soin de moi. Même si les occasions s’en faisaient plus rares.
Plus précieuses, donc.
Un bain bulles… avec des bulles quand le papa se chargeait de la mettre au lit? Un luxe ! Un spa avec ma soeur et maman? Sentiment de bien-être inégalé. Un resto avec une copine? La sortie qui requinque pour 15 jours!
Bref, avant, j’étais blasée!

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Et maintenant qu’Emma a presque 3 ans, notre rythme trouvé, un petit frère a pointé le bout de son nez.
Ruben est dans notre vie depuis 2 semaines.

my family
A nouveau une cicatrice, une lente récupération, un peu de blues.
A nouveau la poitrine gonflée et douloureuse.
A nouveau les nuits interrompues, les pampers, la mini baignoire, les brassières en coton, les chaussons qui se perdent dans le berceau (les grenouillères, il n’y a que ça de vrai), le mobile musical, le landeau, le doudou (acheté cette fois en 3 exemplaires), les petites mains aux doigts tout fins, attention soutiens bien sa tête.
A nouveau les tétées toutes les 2 heures qui en durent presque une, les machines à lessiver qui n’arrêtent pas de tourner, les siestes quand Ruben ferme les yeux, le champagne qu’on sort du frigo pour nos aventureux visiteurs… ajoutez à cela une grande soeur qui a encore beaucoup besoin de sa maman, réclame 3 histoires et 4 chansons avant d’aller dormir, des jouets partout : malgré la présence de papa – aucun moment pour moi.

Sauf que. Je le vis différemment cette fois.

Les dîners à la maison avec des amis, ce ne sera pas pour tout de suite. Le sport, je m’y remettrai quand j’aurai totalement récupéré. J’affronte la vue de mon corps dans le miroir, je sais que bientôt il me réappartiendra. Une sortie avec une copine? Quand Ruben sera passé au biberon.

Alors mes journées sont un peu toutes les mêmes : rythmées par les tétées, pleurs, siestes partagées… pas de tout repos comme se les représente mon patron, pas aussi romantiques que dans l’imaginaire collectif.

Je n’ai donc pas d’astuce à partager sur la manière de trouver du temps pour soi dans cette période à la fois douce et difficile (enfin vous pouvez m’imiter et tapoter sur votre clavier d’une main, l’autre caressant la joue du petit monstre pelotonné dans vos bras…).

Je pense que le véritable secret pour parvenir à apprécier ces premiers mois réside dans l’acceptation de cette abnégation.
Aujourd’hui et pour les prochaines semaines, mon rôle est de prendre soin de ce petit être, mon petit être.

Parfois, il faut pouvoir un peu s’oublier.

Ruben & me

Rendez-vous très bientôt… !

3 Comments Add yours

  1. Toutes mes félicitations et bienvenue à Ruben!

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