Se bouger

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Les kilos de grossesse, notre cauchemar à toutes.

Comme me le disait mon patron avec le cynisme propre à ces hommes qui, à la reconnaissance et admiration éperdues qu’ils devraient éprouver en évoquant le “miracle de la nature” (qui est surtout, soyons clairs, un exploit féminin – banalisé par sa récurrence et par notre abnégation), préfèrent le dénigrement et l’arrogance de quolibets machistes, BREF comme me le disait mon patron au début de ma grossesse : “les kilos, y’en a qui les perdent immédiatement, d’autres à qui il faut des mois, mais la plupart les gardent à vie”. 

A l’époque, du haut de mes talons de 12 cm troqués en fin de journée pour des baskets plus adaptées pour pédaler furieusement de Woluwé à Dansaert, je souriais, confiante : “On ne m’y prendra pas”.

Sauf que plus d’un an après mon accouchement, j’ai bien perdu quelques grammes, mais de là à dire que j’ai retrouvé mon corps (qui n’a jamais été d’athlète, mais tout de même).. il y a du boulot.

Et j’ai eu beau tenter de me motiver/forcer à renouer avec mon maillot de bain en indiquant péremptoirement dans notre calendrier électronique “Piscine – mari babysitte” tous les jeudis soirs jusqu’en 2038… je n’y ai pas remis les pieds.

Oh, j’ai toujours une bonne excuse. Tout d’abord ce n’est quand même pas de bol que j’aie systématiquement un rapport urgent à finaliser pour le vendredi matin. Puis quand on a déjà un peu mal à la gorge la piscine ça n’est pas vraiment indiqué. Ensuite mes copines je ne les vois plus jamais et quand ma meilleure amie fait l’impasse sur mon absence totale de fiabilité et me propose un resto un jeudi soir je ne vais tout de même pas refuser…

Bon, la vérité c’est que j’ai la FLEMME, et puis le peu de temps potentiellement disponible qu’il me reste je n’ai pas très envie de l’affecter à des abdos-fessiers.

Car entre Emma, le boulot à 150 % et les tâches quotidiennes (et encore je ne repasse pas, femme moderne), je ne sais pas trop où caser du temps pour mon couple, encore moins pour mes amis, encore moins pour moi. Si j’arrive à ce stade ultime de liberté, j’avoue être plus tentée par un verre de vin, quelques sushis et un James Ivory (pas si moderne que ça) que par une séance de rameur.

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Mais bon l’été arrive, et je compte sur moins de boulot, davantage de soleil, quelques jours de vacances et (honte sur moi) une paire de boule quiès pour récupérer un peu d’énergie. Quand je pense qu’une de mes collègues adepte de course à pied faisait son jogging quotidien tout en poussant un buggy pendant son congé de maternité… Bien sûr, ça a l’avantage indéniable de combiner activité physique et balade de bébé.

Dans le même esprit en un peu moins rebutant, il y a le roller (la frime, j’ai expérimenté lors du dimanche sans voiture) ou, plus accessible, le vélo (avec siège bébé ou remorque), à tester le WE au Bois de la Cambre voire (plus original) le long du canal.

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 Et puis à Bruxelles il y a un tas de salles de sport ouvertes tard le soir, comme Kinetix qui ferme ses portes à 23.00 et dispose même d’une piscine.

Bon, allez, c’est décidé, jeudi prochain, je m’y mets.

One Comment Add yours

  1. Marzia says:

    Ma tu sarai qui mia cara! E ci sarà la tua amica italiana a distrarti, o a farti da complice?

    Like

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